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Brasserie la Roof’ – Une bière pour tous

Brasserie la Roof’ – Une bière pour tous

Oh toi lecteur qui s’attarde sur cet article, c’est pour découvrir le paysage de nos contrées merveilleuses ou c’est pour t’enivrer dans l’alcool et les petites bulles ? Allez viens, je vais te raconter une petite histoire. Mais d’abord je ne t’ai pas demandé, je te sers quoi pour l’apéro ? Une bière ? Non, une Roof’ !!

 

 

Sur les routes de campagne

Hier, j’étais en voiture sur les routes de campagne et je me suis arrêté au bord de la Seine dans un charmant petit village. Fouchères, petite bourgade de 450 habitants non loin de Troyes et située aux portes de la côte des bars. On ne peut pas rater l’endroit, les panneaux l’indiquent dès la sortie de la ville. Enfin, les panneaux indiquent le Château de Vaux (cf. Pourquoi visiter les châteaux est bon pour le moral).
Et là, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir la présence de la brasserie La Roof’ 😉

 

Une histoire riche en histoires

La Roof’ ? C’est le nom d’une bière brassée sur place par Thomas Grigis.

Enfant du pays, Thomas a d’abord commencé à travailler dans le spectacle, en tant que régisseur lumière à l’espace Gérard Philipe de Saint-André-les-Vergers. Il s’éclatait dans son boulot, mais au bout de 8 ans à exercer, il avait la volonté de devenir son propre patron. De voler de ses propres ailes en tant que régisseur lumière à son compte. Mais sur la région, c’est assez complexe. Il lui a donc fallu trouver une idée. LA bonne idée et, à son image.

Ses parents étant agriculteurs, il aurait pu reprendre la ferme. Mais non, Thomas aime le spectacle, aime rencontrer du monde et partager.
Pourquoi pas à Fouchères, à la ferme ? « Mais vu que ce n’est pas en ville, il va falloir faire venir les gens jusqu’à chez moi. La bière est un très bon lien pour cela. » raconte Thomas. L’idée est née !

 

D’abord se faire la main

Thomas Grigis brasseur la roofAprès quelques essais de brassage à domicile, Thomas était convaincu de tenir le bon projet. Il a donc quitté le monde du spectacle pour le monde des petites bulles et des levures.

Avant d’investir dans une belle brasserie toute neuve, il a rencontré Sylvain Henriet, gérant de la brasserie des 3 loups à Trelou-sur-Marne. Et quand deux passionnés se rencontrent, ça fait des étincelles.

Au total, Thomas a fait une formation de 8 mois. Une expérience extraordinaire selon lui. « Cette formation a été un peu comme décrocher mon permis de conduire ». Il avait les compétences pour démarrer son projet.

« Mais quand on vient d’avoir son permis, on achète pas une Porsche directement » lui a dit Sylvain. « Tu vas d’abord te faire la main avec une Clio ». C’est alors que Thomas a bricolé sa brasserie à moindre frais. Et elle marche du tonnerre ! « Je m’y suis attaché à cette brasserie, c’est la mienne, elle me parle quand je suis avec elle… »

 

Puis démarrer confiant

cuve brasserie la roofConcours de circonstances ou pas, le premier brassin a été réalisé le 29 juin 2017. Cette date signe donc le début officiel de son activité dans le monde des brasseurs, mais c’est une date symbolique car c’est aussi le jour de ses 30 ans. Quel joyeux anniversaire !

D’ailleurs Thomas a gardé le dernier fût de cette bière pour l’ouvrir cette année et fêter les « un an » de la brasserie. Depuis cette date, Thomas ne cesse de brasser. Il a d’ailleurs du mal a faire autre chose car c’est un sacré boulot ! Heureusement, il est aidé depuis le début de l’aventure par sa soeur Hélène et son frère Sébastien. Une vraie histoire de famille.

Thomas me confie être superstitieux, d’ailleurs. Lorsqu’il brasse de la bière blanche, il boit de la bière blanche. Pareil avec la blonde et la ambrée. Attention maintenant avec la triplée (9° d’alcool) !

 

Une bière vraiment locale

L’idée de revenir sur les terres de son enfance n’était pas innocente. Pour le moment, la Roof’ est locale de par le bonhomme qui la fabrique, l’eau utilisée et l’origine de sa très chère brasserie.

Mais dès le mois de novembre prochain, Vivescia qui achète déjà les céréales de l’exploitation familiale, le fournira en malt. Et pas n’importe quel malt, celui de la production céréalière de sa ferme. La boucle est bouclée.

Par ailleurs, le houblon qu’il utilise pour aromatiser ses bières, deviendra probablement local. Il attend qu’une houblonnière s’ouvre dans le coin. Et il paraît que ça va se faire. Il ne restera donc plus que la levure qui ne sera pas locale en terme de matières premières. Mais là c’est plus compliqué.

 

Une bière pas que pour les mecs

bière triple aube la roofTout d’abord, Thomas m’informe que ses bières sont sèches. Après en avoir goûté plusieurs, je me dis qu’il se fout de moi, elles me paraissaient bien liquides jusque là ! Non en réalité, c’est que pendant le maltage, il ne récupère que des sucres fermentescibles (ceux qui se transforment en alcool ensuite :p). Autrement dit, il n’y a pas de sucres superflus. Que du vrai dans ses bières. Et mis à part à la mise en bouteille où il rajoute un peu de sucre pour la fermentation en bouteille, il n’en ajoute pas. On peut voir ça comme une bière diététique du coup ?

Une bière pour les filles car c’est la volonté de Thomas. Pas d’a priori ou de sexisme ! C’est pourquoi on trouve des femmes à barbe sur ses étiquettes. D’ailleurs les dessins de ces étiquettes sont vraiment chouettes. Et plus il a de bières différentes dans sa gamme, plus la famille s’agrandit. Avec les triplés pour la petite dernière. Mais d’après Thomas, toute ressemblance avec les personnes de sa famille serait complètement fortuite.

 

Une gamme qui s’étoffe

gamme bière aube la roofJusque-là, sa gamme se composait de trois bières. Mais depuis peu, une quatrième est venue enrichir son catalogue. Et une cinquième devrait pointer le bout de son nez très prochainement. Il s’agira de la Roof d’été. Autant dire que Thomas s’éclate dans son nouveau boulot. Lui qui adore cuisiner, il s’épanouit pleinement à inventer de nouvelles recettes.

D’ailleurs ses bières sont vraiment particulières. On sent le travail fourni en dégustant ces fines bulles. Le goût de ces breuvages est bien équilibré (mais pas fade !) et on y retrouve une vraie personnalité, à l’image de leur créateur.

En hiver brasse qui veut
En été brasse qui peut

Le premier chapitre de l’histoire de La Roof est terminé.
A vous d’ouvrir le deuxième, à travers notre article Où découvrir la Roof’

Et profitez de cette petite histoire pour vous en ouvrir une deuxième, partagez-là, faîtes la découvrir et allez voir Thomas de ma part, il vous la racontera encore mieux que moi !

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A boire avec modération. Mais qui est modération ?!

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