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A la recherche du trésor des templiers

A la recherche du trésor des templiers

Croisades, trésors, malédiction, sociétés secrètes : entre mythe et réalité, les templiers n’ont jamais cessé de fasciner. Fondé au XIIe siècle en vue d’assurer la défense des pèlerins arrivant en Terres saintes, l’ordre des templiers a pourtant des origines étroitement liées au territoire de l’Aube.
Alors que reste-t-il des lieux emblématiques de ces moines-soldats dans le département ? Comment en savoir plus sur ces chevaliers ?
Et pourquoi ne pas se glisser dans la peau de l’un d’entre eux, l’espace de quelques heures ?

 

Un peu d’histoire…

#1 – Un seigneur champenois

Hugues de Payns naît vers 1070 à Payns, seigneurie localisée à douze kilomètres de Troyes. Proche vassal du comte de Champagne, il l’accompagne en pèlerinage en Terres Saintes en 1104, et épouse peu après son retour Elisabeth de Chappes, avec laquelle il a quatre enfants. Son mariage sera relativement court puisqu’il s’en sépare en 1114 (elle se retire alors dans un couvent) pour s’installer définitivement à Jérusalem.

 

#2 – La naissance des Templiers

Les routes ne sont pas sures pour les pèlerins jusqu’à Jérusalem, aussi Hugues de Payns décide-t-il, avec huit compagnons, de fonder en 1118 la milice des « Pauvres chevaliers du Christ ». Ils deviennent rapidement les « Chevaliers du Temple » ou « Templiers », et font vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Hugues de Payns devient le premier maître de l’Ordre et le reste jusqu’à sa mort en 1136.

 

#3 – Le Concile de Troyes

Sous l’impulsion d’Hugues de Payns et de quelques-uns de ses compagnons, le concile de Troyes a lieu le 13 janvier 1129, en la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul. Présidé par le légat du pape Hororius II, il permet la reconnaissance officielle de l’Ordre. Il en fixe également les règles : pas moins de soixante-douze articles rédigés en latin, s’inspirant fortement des règles de Saint-Augustin et Saint-Benoit, aux quelques adaptations près inhérentes à la vie de soldats !

 

#4 – Et pourquoi à Troyes, le concile ?

Le choix de Troyes pour baser le concile ne semble pas lié au hasard, au regard des origines d’Hugues de Payns, et de sa proximité avec son suzerain et avec Bernard de Clairvaux. A noter que ce dernier prend d’ailleurs une part importante à l’organisation du concile et à la rédaction des règles.
Le concile de Troyes et la tournée occidentale des templiers qui l’a précédé, permettent à l’Ordre du Temple de se faire connaître, de recruter de nouveaux membres, et de recueillir des dons permettant de soutenir ses actions en Terres Saintes. Le début d’un rayonnement s’étendant bien au-delà des frontières de Jérusalem…

 

Mon précieux… Si elle a été le siège du concile au XIIe siècle, la cathédrale de Troyes est aujourd’hui la gardienne de trésors ramenés des croisades, en particulier suite à la mise à sac de Constantinople.

 

Et aujourd’hui, que reste-t’il des templiers dans l’Aube ?

#1 – La ville de Payns

Au XIIe siècle, avant même le concile de Troyes, Payns est le lieu d’implantation de la première commanderie templière d’Occident. Aujourd’hui, rien n’y laisse deviner la présence passée de trois hectares de bâtiments. Des sondages archéologiques menés en 1997 ont néanmoins permis d’en extraire différents éléments, comme des fragments de pavage ou des tuiles, et d’en reconstituer une maquette.
Ces éléments sont exposés au musée Hugues de Payns, créé en 1997 dans cette même ville.

 

Un sacré maillage … Environ 700 commanderies templières jalonnent le territoire français, parmi lesquelles douze dans l’actuel département de l’Aube. Ces bâtiments, situés au centre de divisions territoriales, sont le lieu de vie des templiers d’Occident, et sont destinées à recueillir des revenus pour soutenir l’action des templiers en Orient. Elles font de l’Ordre la banque la plus puissante d’Europe.

 

#2 – Les commanderies templiers dans l’Aube

Il reste peu de traces encore visibles de l’implantation des templiers dans l’Aube. En voici les plus remarquables.
Localisée sur la commune de Bar-sur-Seine, la commanderie d’Avalleur est l’une des mieux conservée de l’Aube et probablement une des plus prospères de l’Ordre. Il est possible de la visiter pendant la saison estivale.
La commanderie de Fresnoy, localisée sur la commune de Monpothier dans le nogentais est une propriété privée classée Monument Historique. Malheureusement, elle ne se visite pas.
Enfin, à Mesnil-Saint-Loup, ancienne seigneurie des templiers, on peut encore admirer le cœur de l’ancienne église érigée au XIIe siècle par les templiers.

 

#3 – Une balade nature

Les forêts du Temple et d’Orient ? Temple comme templiers ? Oui, c’est bien cela !
La forêt du Temple, domaine forestier de 1200 hectares niché au cœur du parc de la forêt d’Orient, n’a pas beaucoup changée depuis son acquisition par les templiers en 1255 : les mêmes limites et les mêmes lieux-dits.
Ce domaine est le plus grand espace boisé jamais possédé par les templiers en Occident, et il constituait pour eux une source de revenus considérable.
Un circuit-découverte mis en place il y a quelques années permet d’en savoir plus sur l’histoire de cette forêt templière. Long de 5 kilomètres et accessible à pied ou en VTT, il amène le promeneur notamment jusqu’à l’emplacement de la Loge Bazin, d’où était géré le domaine.

 

 

Pour en savoir plus : « Les templiers de la Forêt d’Orient », de Valérie Alanièce et François Gilet

 

#4 – Des mythes et des légendes

L’implantation des templiers dans la forêt d’Orient donne une dimension particulière au site. L’épaisse forêt et les nombreux étangs sont des lieux propices à la rêverie et donnent aisément naissance à de belles légendes. A moins que ce ne soit la réalité ? Allez savoir ! D’autant plus que la concentration de fermes, d’abbayes et de maisons templières semble être importante autour du site, donnant l’impression de remparts successifs. Alors n’y a-t-il pas quelque chose de particulier à y protéger ? Un trésor, par exemple ? C’est ce que certains pensent. De là à y imaginer la présence du Graal, objet du roman Perceval de Chrétien de Troyes, il n’y a qu’un pas.
Evoquons aussi la fontaine aux oiseaux, désormais immergée sous un bras du lac du Temple : ne s’agit-il pas d’une porte temporelle secrète, ayant permis aux templiers de fuir les agents de Philippe Le Bel, lorsqu’ils étaient pourchassés dans tout le royaume ? Cette hypothèse fait quelques adeptes.
La littérature n’a pas manqué de s’emparer de ces mythes et légendes, et aujourd’hui, nombreux romans et BD s’en inspirent.

 

Le saviez-vous ? L’origine exacte de la superstition liée au vendredi 13 est loin d’être tranchée. On peut en trouver des explications dans plusieurs religions monothéistes, ainsi que dans des croyances plus anciennes. Notons, pour entretenir la superstition, que tous les templiers de France sont arrêtés sur ordre du roi Philippe le Bel le vendredi 13 octobre 1307.

 

#5 – Les gamers 

Peut-être n’êtes-vous pas branché culture, ni nature, ni ésotérisme. Qu’à cela ne tienne, cette rubrique est peut-être faite pour vous !
Les « Templiers dans l’Aube » est un jeu vidéo en ligne créé à l’initiative du Comité Départemental du Tourisme de l’Aube, développé, qui plus est, par une start-up troyenne : Fremencorp.
Le joueur devient un voyageur temporel qui doit s’infiltrer chez les templiers, après avoir pris soin d’acquérir tous les us et coutumes de l’époque, afin de mener à bien les missions qui lui sont confiées. Un outil ludique et pédagogique pour en apprendre plus sur les moines-soldats.

 

#6 – L’Escape Game

Enfin, quoi de mieux qu’une immersion dans le monde templier « pour de vrai » ? L’espace d’une heure, avec quelques amis, décodez tous les indices qui s’offrent à vous pour tenter de retrouver le cœur des templiers. C’est ce que vous propose l’escape game 1.10.2.3, dans le jeu Le repaire des Templiers.

 

Quels que soient vos centres d’intérêt, les activités auboises ne manquent pas autour de la thématique des templiers. Amateurs d’histoire, simples curieux, ou véritables passionnés, vous y trouverez forcément votre compte ! A cela s’ajoutent des évènements ponctuels, comme des balades contées en forêt, pendant la période estivale. Le tout, plus de 700 ans après leur disparition. Et après tout, si c’était ça, le véritable trésor des templiers ?

 

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